Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 22:57

!

Un porteur d'eau nomade avait deux grandes jarres, suspendues aux

deux extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.

L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre conservait

parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître,

l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours

de route.

Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne

livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.

Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle

parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.

Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait

déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont

elle était censée être capable.

Au bout de deux ans de ce qu'elle considérait comme un échec

permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment

où celui-ci la remplissait à la source.

"Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."

"Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"

"Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre

maître, pendant ces deux ans, à cause de cet éclat qui fait fuire l'eau.

Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre

maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance

complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée.

Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de

compassion, répondit: "Pendant que nous retournons à la maison du

maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord

du chemin".

Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline,

la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords

du chemin, et cela lui mis du baume au coeur. Mais à la fin du parcours,

elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la

moitié de son eau.

Le porteur d'eau dit à la jarre T'es-tu rendu compte qu'il n'y avait de

belles fleurs que de ton côté, et presque aucune du côté de la jarre

parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en

ai tiré parti.

J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque

jour, tu les as arrosées tout au long du chemin.

Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont

décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des

fleurs aussi fraîches et gracieuses.

Morale de l'histoire: Nous avons tous des éclats, des blessures, des

défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées.

Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres ne brillent

pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop gros ou trop maigres,

certains sont chauves, d'autres sont diminués physiquement, mais ce

sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et

exaltantes.

Vous devez prendre les autres tels qu'ils sont, et voir ce qu'il y a de bien

et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout.

Il y a beaucoup de bon en vous.

toulmond chantal

Par Mémoires de Jadati
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